Dominic sur la causeuse avec le chat Sherlock

Le jour où la patience a été distribuée, je n’étais manifestement pas là. Tannée d’attendre après, j’ai probablement dû sacrer mon camp. Vous l’aurez deviné, je suis plutôt de nature impatiente…

Oh, il ne faut pas croire que je suis une harpie, hein. Je sais faire preuve de patience avec mes amies (ce sont les meilleures!), avec mes chats, avec, euh, on vient de faire le tour.

Mon chum? Quoi, mon chum? Nope. Ça a l’air qu’il ne fait pas partie de la courte liste des êtres avec qui je sais me montrer patiente.

Et là, je suis en train d’apprendre non seulement à vivre dans un trois et demie avec lui, mais j’apprends en plus à travailler avec lui. Qu’ouïs-je? Que je ne suis peut-être pas patiente mais certainement intense? C’est aussi mon avis.

Je suis habituée de vivre seule. Je suis habituée de travailler seule. SEULE. Eh bien, vous savez quoi? Ça a l’air qu’il faut faire des compromis quand on est deux. Yep. Je ne suis pas très familière avec le concept. Et là-dessus, mon chum semble très d’accord. Tiens! Un terrain d’entente. Yé!

Disons que l’apprentissage sera long. Mais non, je ne suis pas pessimiste! Je suis réaliste. Et je me connais, surtout.

Travailler… sa patience

Déjà, apprendre à vivre à deux, c’est pas gagné, hein, surtout que moi, dans la vie, je me voyais davantage habitant seule et rendant visite à l’autre occasionnellement. Très occasionnellement. Mais comme j’aime beaucoup mon chum, je serais prête à ce que nous vivions dans deux appartements voisins. C’est pas un compromis, ça? Ça a ben l’air que non. C’est inenvisageable pour lui. Je suis donc prête à vivre avec lui… dans un sept et demie. Hum, ça ne marche pas non plus parce que, paraît-il, on n’en a pas les moyens. Là, j’abdique. Même la banque est d’accord avec lui. Il faut dire qu’après presqu’une année passée sur les bancs (inconfortables) de l’école, les liquidités se font rares.

Ça fait qu’on vit donc dans mon trois et demie. Remarquez, on n’a pas très long à faire pour se parler quand on travaille, hein. Genre, deux pas. Littéralement. Une chance, parce j’ai hérité de la voix de ma mère. Elle avait une voix, euh, péremptoire quand elle s’adressait à mon père. J’ai la même voix quand je m’adresse à Dominic. Je me tombe sur les nerfs moi-même. Une chance que nos bureaux sont proches et que je n’ai pas à crier. Ce serait du joli!

Et puis parfois, je me calme. Et je le regarde prendre mes chats, oui, les quatre rescapés, alors que pas un – pas un! – ne se laissait prendre avant son arrivée. Il a fait preuve d’une grande patience (ben oui, il est patient, lui) et les a apprivoisés, petit à petit. Et, dans ces moments-là, je sais que c’est le bon gars pour moi. Et qu’il finira aussi par m’apprivoiser, petit à petit.

méchant bordel

Le @#$%?&* de ménage

Je sais, je sais, je devais vous parler de ménage. De grand ménage. Je pensais passer deux semaines non-stop à faire le grand ménage. Ce n’est pas arrivé. Je me fixe donc des objectifs plus réalistes. Cette semaine: ranger l’armoire du bas de façon à ne plus perdre une année de ma vie chaque fois qu’il faut trouver un estie de couvercle qui va sur l’estie de contenant. Oui, oui, le ménage me rend très zen…

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L.

Le grand ménage

méchant bordel

Bon! C’est le temps du grand ménage de printemps. Euh, d’été. De l’an passé. Ben quoi. J’ai vraiment été occupée par mes études. Maintenant qu’elles sont terminées, c’est le moment de m’attaquer au souk qu’est mon appart.

Soyez sans crainte! Je ne vous parlerai pas de Marie Kondo et de son livre Le pouvoir étonnant du rangement. Je sais que beaucoup de blogueuses ont apprécié sa méthode et l’ont mise en pratique, mais, de mon côté, j’avoue que lorsqu’on m’intime l’ordre de tout jeter (pas de donner ou de recycler, là, non, de jeter) et de parler à mon sac à main tous les jours, je décroche un peu. J’ai d’ailleurs un secret à vous confier: faire du rangement et du ménage ne m’emballe pas. Pour tout dire, j’haïs ça. Oh, j’aime le résultat, bien sûr. Mais je n’éprouve aucune joie durant le (long) processus. Alors jamais vous ne me verrez m’extasier sur une méthode ou une autre.

«Le Bouddha m’a accordé un peu de temps. Je fais la lessive», disait un certain Ôzaki Hôzai.

Eh bien, ce monsieur devait être quelqu’un de très, très zen (ou zinzin, ça dépend des points de vue) pour ainsi passer ses loisirs à faire du lavage. C’est du moins ce que j’ai pensé quand j’ai lu cette citation dans le livre Faire le ménage chez soi, faire le ménage en soi, de Dominique Loreau.

Disons qu’en matière de passe-temps, nos goûts ne se ressemblent pas vraiment… Mais comme les choses ne se rangent pas toutes seules, il faut bien que je m’y colle. Parce que vivre avec quatre chats dans un trois et demie, c’est du sport. Et si on ajoute un homme à tout ça, ben, c’est le bazar assuré. Heureusement, il passe l’aspirateur. Ça nous permet de respirer.

Mais les moutons de poussière reviendront toujours si je ne me décide pas à épurer l’appartement. Parce que passer l’aspirateur quand on a: quatre boîtes (remplies de toutes sortes de choses) et deux valises qui traînent dans le corridor (ben non, l’homme n’a pas encore eu le temps de défaire ses boîtes depuis qu’il a aménagé puisqu’il était aux études avec moi); deux boîtes vides (tant qu’à y être!) dans le salon, sans oublier un meuble en trop qui trône aussi à cet endroit en attendant de trouver un nouveau foyer; deux sacs de choses à donner qui squattent la chambre (et je n’ai même pas commencé à faire un vrai tri dans mon garde-robe!), à qui tiennent compagnie quatre autres sacs contenant divers objets appartenant à mon chum et auxquels on doit trouver une place, eh bien, passer l’aspirateur, dans ces conditions, s’apparente à un sport olympique. (Mon chum est triple médaillé d’or.)

Moi, ramasseuse?

Je n’ai jamais pensé que j’étais ramasseuse. Ma mère l’était. Elle aurait pu fournir la ville de Trois-Rivières en entier en contenants de plastique en cas de pénurie mondiale. Le rang Saint-Malo au complet aurait pu venir boire un café chez mes parents avant que nous soyons à court de tasses. Il y avait assez de serviettes et de débarbouillettes à la maison familiale pour que ma mère puisse ouvrir une minisuccursale de Linen Chest. Mais moi, ramasseuse? Pfff!

Et puis, j’ai dû me rendre enfin à l’évidence. Il y a tellement de livres dans mon appartement qu’on dirait que c’est une annexe de la Grande Bibliothèque. J’ai tellement de papiers divers à trier que ça occuperait une archiviste à temps plein durant une année entière. J’ai assez d’assiettes et d’ustensiles pour pouvoir manger trois semaines sans faire la vaisselle. Je n’ai rien à me mettre, mais j’ai une penderie, une commode et un garde-robe qui débordent – littéralement – de vêtements. Un petit ménage s’impose, peut-être?

Trop de tout

«Tout ce que possède une personne devrait pouvoir tenir dans un ou deux sacs de voyage: une garde-robe bien pensée, un vanity-case, un album de vos photos préférées, deux ou trois objets personnels», écrit Dominique Loreau dans L’art de la simplicité.

Hum. C’est un noble but à atteindre. Ce n’est pas encore le mien. Moi, je veux que ce que je possède tienne dans un trois et demie. Beaucoup plus modeste comme ambition, me direz-vous, mais pour le moment, ça m’apparaît tout de même comme une montagne. Une grosse, grosse montagne. Ça, c’est dans mes mauvais jours. Dans mes bons jours, et après un verre de vin (ou deux), je perçois davantage ça comme un exercice formateur qui va m’apprendre plein de choses sur moi.

Un tiroir à la fois, une armoire à la fois.

Et vous, quel est votre rapport au ménage? Le voyez-vous comme une corvée ou comme une thérapie?